Mes recherches portent sur l'évaluation des frais à la charge des patients atteints d'hépatite C. Bien que le Canada dispose d'un système de santé public, de nombreux coûts liés aux soins de santé ne sont pas pris en charge. Citons, par exemple, les frais de transport pour se rendre aux rendez-vous médicaux, le stationnement, la garde d'enfants, l'hébergement pour ceux qui doivent se déplacer hors de leur ville pour des rendez-vous, ainsi que les médicaments en vente libre. Étant donné que de nombreuses personnes atteintes d'hépatite C ont de faibles revenus, ces coûts peuvent représenter une charge financière considérable.
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La découverte et l’administration d’un traitement antiviral à action directe hautement efficace peuvent permettre de guérir l’infection par le virus de l’hépatite C (VHC). Cependant, il reste encore beaucoup à apprendre sur la biologie du VHC et sur la manière dont ce virus interagit avec les protéines et l’ARN au sein des cellules hépatiques qu’il infecte. Au sein du laboratoire de la Dr Selena Sagan, nos travaux portent sur les structures uniques et complexes que forme le génome d’ARN viral du VHC lorsqu’il pénètre dans la cellule et établit une infection. Plus précisément, nous étudions l’interaction du VHC avec un micro-ARN (miARN) spécifique au foie, appelé miARN-122 (mir-122). L’interaction du miR-122 avec le génome viral contribue à la réussite de l’infection virale, et nous continuons à étudier les mécanismes précis par lesquels cela se produit. Nous explorons également la manière dont l’ARN viral du VHC interagit avec des protéines virales et humaines spécifiques qui favorisent la réussite de l’infection. En comprenant les interactions complexes entre les protéines virales, les protéines humaines et le miR-122 avec l’ARN du VHC, nous pouvons commencer à mieux comprendre comment le VHC établit l’infection. De plus, nos recherches peuvent ouvrir la voie à de nouvelles thérapies antivirales potentielles et même fournir des pistes pour la conception d’un vaccin susceptible de contribuer à l’éradication définitive du VHC.
Le virus de l’hépatite C (VHC) touche plus de 50 millions de personnes dans le monde et peut entraîner une maladie hépatique chronique, une cirrhose et un cancer du foie. Bien que les traitements antiviraux permettent de guérir le VHC, la réinfection reste un risque pour la santé publique, et il n’existe toujours pas de vaccin. Cela constitue un obstacle majeur à l’élimination mondiale du VHC.
Mes recherches visent à comprendre comment le système immunitaire contrôle naturellement le VHC, dans le but de mettre au jour des informations susceptibles d’orienter le développement d’un vaccin. Plus précisément, j’étudie des personnes qui ont déjà été infectées par le VHC, qui ont éliminé le virus, puis qui ont été réinfectées par la suite. Il est intéressant de noter que bon nombre de ces personnes parviennent à éliminer à nouveau le virus, ce qui suggère qu’une immunité protectrice est possible.
Pour approfondir cette question, j’utilise des technologies de pointe à l’échelle de la cellule unique afin d’analyser la manière dont le système immunitaire, en particulier les lymphocytes T CD8, réagit lors d’une réinfection. En étudiant leur expression génique, leur fonction et leur métabolisme, je cherche à identifier ce qui distingue les réponses immunitaires efficaces de celles qui ne parviennent pas à contrôler le virus. Ces connaissances pourraient aider à définir les caractéristiques d’une immunité protectrice, ce qui constitue une étape cruciale pour orienter la conception d’un vaccin efficace contre le VHC.
À l’occasion de la Journée mondiale contre l’hépatite, je suis fière de contribuer à l’ensemble croissant de recherches visant à créer un monde sans hépatite C.
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Mes recherches portent sur la manière dont le virus de l’hépatite C (VHC) affecte les personnes vivant avec le VIH (PVVIH), et plus particulièrement sur la façon dont il aide le VIH à rester caché dans l’organisme, même pendant le traitement. Le traitement contre le VIH, appelé thérapie antirétrovirale (TAR), peut empêcher le virus de se multiplier, mais il ne l’élimine pas complètement. En effet, le VIH se cache dans des cellules immunitaires spécifiques appelées lymphocytes T CD4+ mémoire. Ces cellules « se souviennent » des infections passées et peuvent héberger le VIH de manière latente, formant ce que l’on appelle des réservoirs de VIH.
Je me suis posé deux questions principales : « Une infection par le VHC rend-elle les lymphocytes T CD4+ plus vulnérables au VIH ? » et « Que deviennent les réservoirs de VIH après l’éradication du VHC à l’aide d’antiviraux à action directe (AAD) ? » Mes travaux visent également à déterminer si les lymphocytes T CD4+ qui réagissent au VHC peuvent également héberger le VIH et servir de réservoirs à long terme. Il est intéressant de noter que mes recherches ont révélé qu’après l’éradication du VHC à l’aide d’AAD, la charge virale du VIH dans l’organisme a diminué et l’inflammation s’est également atténuée — mais le VIH n’avait pas complètement disparu.
Les résultats que j’ai obtenus jusqu’à présent permettent de mieux comprendre l’interaction entre le VHC et le VIH, qui favorise la pathogenèse du VIH et limite les chances de guérison de ce dernier. Ces découvertes soulignent l’urgence de traiter précocement l’infection par le VHC chez les personnes vivant avec le VIH afin de réduire les réservoirs de VIH et de soutenir les efforts visant à trouver un remède contre ces deux virus.
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L'hépatite C est l'un des principaux facteurs de risque de développement d'un cancer du foie, troisième cause de décès par cancer. Bien que l'hépatite C puisse être éradiquée grâce à des traitements antiviraux, le risque de développer un cancer du foie après une infection par l'hépatite C persiste, ce qui suggère des altérations durables des cellules immunitaires hépatiques après l'élimination du virus.
Notre laboratoire étudie des échantillons primaires de foie humain sain, infecté par l’hépatite C chronique et atteint d’un cancer du foie, à l’aide de technologies unicellulaires et de systèmes modèles issus de patients, afin de déterminer comment les cellules immunitaires, en particulier les macrophages, sont altérées à la suite d’une lésion hépatique sous-jacente. Mon projet vise à déterminer le phénotype et la fonction des macrophages associés à la maladie dans le cancer du foie, avec ou sans lésion hépatique virale antérieure. Nous utiliserons un modèle dérivé de patients humains, constitué de coupes hépatiques de précision issues de résections chirurgicales de cancers du foie, afin d’étudier comment les macrophages sont altérés après une infection virale et au cours de la progression du cancer. Notre objectif global est de déterminer, à terme, comment cibler thérapeutiquement les macrophages ayant subi une lésion hépatique sous-jacente, afin d’améliorer les résultats cliniques dans le cancer du foie.
L’infection chronique par le virus de l’hépatite C (VHC) présente une grande diversité, ce qui rend le développement d’un vaccin efficace particulièrement difficile. Bien que les traitements antiviraux actuels permettent de guérir plus de 95 % des infections, de nouveaux cas continuent d’apparaître en raison de facteurs tels que l’épidémie d’opioïdes et des pratiques médicales à risque. Cela souligne la nécessité persistante d’un vaccin préventif.
Nos recherches visent à comprendre comment le VHC établit l’infection chez une nouvelle personne. Nous pensons que, bien que de nombreuses variantes virales différentes puissent coexister chez un individu infecté, seul un petit nombre de variantes « fondatrices » sont réellement capables de se transmettre avec succès et de déclencher une nouvelle infection. L’identification de ces variantes fondatrices pourrait aider à cibler plus précisément les cibles nécessaires au développement d’un vaccin.
Dans le laboratoire de Jordan Feld, nous étudions des échantillons issus d’un essai clinique unique de transplantation pulmonaire, dans le cadre duquel des poumons provenant de donneurs séropositifs pour le VHC ont été transplantés chez des receveurs séronégatifs. Des prélèvements sanguins quotidiens ont été effectués chez les receveurs pendant 2 à 3 semaines avant le début du traitement antiviral, offrant ainsi une occasion rare de suivre de près les tout premiers stades de l’infection par le VHC.
Grâce à des technologies de séquençage à haut débit, nous avons découvert que des variants viraux mineurs, présents à de faibles concentrations chez les donneurs, étaient parfois ceux qui parvenaient à établir l’infection chez les receveurs. Les premières expériences suggèrent également que ces variantes fondatrices transmises pourraient pénétrer dans les cellules plus efficacement que les variantes qui n’ont pas été transmises. Ensemble, ces résultats viennent étayer l’hypothèse selon laquelle certaines caractéristiques virales pourraient conférer un avantage aux variantes fondatrices lors de la transmission. Les travaux en cours permettront d’étudier plus en détail la manière dont ces variantes se répliquent et interagissent avec le système immunitaire de l’organisme, dans le but à long terme de contribuer à la conception future d’un vaccin contre le VHC.
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Sous la supervision du Dr Mia Biondi, je mène un projet de recherche intitulé « Élaboration du « Fibrosis Field Score » : un outil d’évaluation clinique permettant d’estimer la progression de la fibrose hépatique dans l’hépatite C chronique sans recourir à des analyses de laboratoire ». Bien que le traitement de l’hépatite C soit pris en charge par l’assurance maladie au Canada, d’importants obstacles structurels et géographiques limitent l’accès aux soins. Les recommandations internationales actuelles exigent une évaluation de la maladie hépatique avancée avant le début du traitement, ce qui implique souvent de multiples rendez-vous et prélèvements sanguins. Si les biomarqueurs sériques ont rendu ce processus plus accessible que la biopsie hépatique ou le Fibroscan, la nécessité de visites répétées entraîne toujours des taux élevés de perte de suivi. Cela représente un défi particulier pour les personnes qui consomment des drogues, car la phlébotomie peut s’avérer difficile en raison d’un accès veineux limité et d’une capacité restreinte à se rendre aux rendez-vous en laboratoire. De plus, le recours à des évaluations en laboratoire limite l’intégration des soins liés à l’hépatite C dans des modèles de sensibilisation menés par des pairs ou à faible barrière d’accès — malgré leur efficacité avérée pour mobiliser les populations à haut risque.
Notre étude vise à relever ces défis en développant un outil non invasif, basé sur les antécédents médicaux, permettant d’estimer la probabilité d’une fibrose hépatique avancée à partir uniquement de données cliniques et démographiques. En nous appuyant sur des recherches antérieures ayant identifié des facteurs prédictifs tels que l’âge, la consommation de substances, l’IMC, le sexe et la consommation d’alcool, nous utiliserons l’ensemble de données du Réseau canadien de lutte contre l’hépatite C (CANUHC) pour développer et valider cet outil.
Le score de fibrose par zone a le potentiel de rationaliser les parcours de soins, d’élargir l’accès au traitement et de soutenir les efforts du Canada pour éliminer l’hépatite C, en particulier parmi les populations mal desservies !
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L’hépatite C peut désormais être guérie chez la plupart des personnes grâce à des médicaments antiviraux hautement efficaces. Cependant, des recherches suggèrent que même après l’élimination du virus, certaines cellules immunitaires peuvent conserver des modifications durables causées par l’infection. Ces modifications, parfois qualifiées de « cicatrice immunologique », peuvent influencer la manière dont le système immunitaire réagit à de futures infections ou à des vaccins.
Mes recherches portent sur l’évolution des cellules immunitaires spécifiques à l’hépatite C avant et après le traitement, et visent à déterminer si un traitement précoce de l’infection peut empêcher l’apparition de ces altérations immunitaires à long terme. En étudiant des échantillons prélevés chez des personnes traitées au cours de l’infection aiguë ou chronique, ainsi que chez celles ayant éliminé le virus naturellement, je cherche à mieux comprendre comment se déroule la récupération immunitaire après l’élimination du virus.
À terme, ces travaux permettront d’améliorer notre compréhension de la santé immunitaire après la guérison de l’hépatite C et pourraient contribuer à orienter le développement futur de vaccins et de stratégies thérapeutiques contre l’hépatite C et d’autres infections virales chroniques.
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Le virus de l'hépatite C (VHC) pirate les cellules hépatiques et utilise leur appareil cellulaire et leurs ressources pour se répliquer. Ce faisant, les composants viraux interagissent avec les composants cellulaires afin de reprogrammer la cellule pour qu'elle produise davantage de virus et pour échapper à la détection par les capteurs du système immunitaire inné. En virologie, l’étude des interactions entre le virus et son hôte est essentielle pour comprendre comment le virus détourne la cellule, comment il échappe à la détection et comment il finit par provoquer la maladie. En comprenant ces processus, nous pouvons développer des stratégies ciblant le virus lui-même ou les composants cellulaires dont il dépend, et ainsi trouver un remède ou un traitement efficace.
Les antiviraux à action directe (AAD) sont des médicaments efficaces qui ciblent directement les composants viraux et préviennent la maladie. Cependant, ils n’empêchent pas la réinfection et ne réparent pas les lésions hépatiques causées par une infection chronique (à long terme) par le VHC. Ils n’empêchent pas non plus le développement d’un carcinome hépatocellulaire. Par conséquent, il reste essentiel de comprendre les interactions virus-hôte au cours de l’infection par le VHC.
La cyclophiline A (CypA) est une protéine exprimée par nos cellules qui, dans des conditions normales, contribue au repliement correct d’autres protéines. Il est intéressant de noter que de plus en plus de données suggèrent que la CypA est essentielle à la réplication du VHC. Des études ont montré que lorsque la fonction de la CypA est inhibée par un médicament — ou qu’elle est entièrement supprimée de la cellule —, le VHC ne peut pas se répliquer.Mes recherches visent en partie à mieux comprendre le rôle de la CypA dans l’infection par le VHC.
Un autre facteur cellulaire intéressant est la protéine kinase R (PKR), un capteur d’ARN double brin qui, une fois activé, induit l’interruption de la synthèse protéique et, par conséquent, de la production de protéines virales.
De plus, la PKR active également les facteurs de transcription nécessaires à la mise en place d’une réponse antivirale. Il est à noter que, bien que la PKR joue un rôle antiviral, elle est fortement activée lors de l’infection par le VHC, tant in vitro qu’in vivo, ainsi que dans le tissu entourant un carcinome hépatocellulaire d’origine virale. L’étude de ces effets pourrait nous aider à mieux comprendre les mécanismes de la maladie et à développer des stratégies visant à prévenir les lésions hépatiques et la progression de la maladie chez les patients atteints du VHC.
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Pour pouvoir éventuellement éliminer un agent pathogène, il est important de comprendre son mode d’action, et plus précisément comment il interagit avec nos cellules pour provoquer l’infection. Mes recherches portent sur la manière dont le virus de l’hépatite C interagit avec son hôte pour provoquer l’infection, et sur la possibilité d’utiliser ces interactions pour mieux comprendre la biologie virale et cellulaire. Heureusement, nous vivons à une époque où les antiviraux à action directe (AAD) sont très efficaces pour guérir les personnes infectées par le VHC. Cependant, l’utilisation des AAD n’élimine pas les risques à long terme associés à l’infection chronique par le VHC. Par conséquent, comprendre comment le VHC provoque l’infection pourrait nous aider à trouver des moyens d’inverser certaines de ces conséquences durables.
Je m’intéresse plus particulièrement à la manière dont le VHC (et d’autres virus apparentés) interagit avec un organite cellulaire appelé réticulum endoplasmique (RE). Le RE est une plaque tournante de la synthèse protéique au sein de nos cellules, qui fournit à celles-ci les ressources nécessaires à leur fonctionnement. De nombreux virus, dont le VHC, peuvent détourner ces « usines » pour favoriser leur réplication, ce qui sollicite excessivement le RE et entraîne un stress du RE. Le stress du RE peut activer des réponses antivirales ; nous émettons donc l’hypothèse que le VHC pourrait disposer de mécanismes permettant de contrer ce stress afin de favoriser l’infection virale.
En étudiant la manière dont le VHC manipule les réponses au stress du RE, nous pouvons acquérir des connaissances précieuses susceptibles d’éclairer de nouvelles stratégies antivirales ciblant l’hôte pour le VHC et d’autres virus qui manipulent le RE.
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Malgré l’existence de traitements efficaces, le virus de l’hépatite C (VHC) continue de représenter un défi majeur, causant des dommages considérables et entraînant de graves conséquences pour la santé telles que la cirrhose, l’insuffisance hépatique et le cancer. Les complications hépatiques avancées souvent observées chez les personnes luttant activement contre le VHC, ainsi que chez celles ayant été traitées par des antiviraux à action directe (AAD), sont fréquemment associées à des réponses immunitaires dérégulées, ce qui complique le tableau clinique global de la maladie.
Dans notre laboratoire, nous nous attachons à élucider les mécanismes complexes qui contribuent au dysfonctionnement immunitaire dans les infections chroniques par le VHC. Notre objectif principal est de comprendre comment ce dysfonctionnement influe sur la progression de la fibrose et favorise le développement du cancer du foie.
Le foie contient la plus forte concentration de macrophages de tous les organes ; ceux-ci jouent un rôle essentiel dans la protection de la santé immunitaire. En cas de lésion chronique, on observe un afflux important de monocytes périphériques, ce qui augmente la population de macrophages. Nos recherches montrent que les macrophages dérivés de ces monocytes périphériques, en particulier dans le contexte d’une fibrose hépatique avancée, présentent des profils inflammatoires marqués et subissent des modifications de leur polarisation. Cette perturbation de leurs fonctions régulatrices peut compromettre les réponses protectrices naturelles du foie, aggravant ainsi les lésions hépatiques et entraînant des issues cliniques défavorables.
En explorant les mécanismes complexes sous-jacents au dysfonctionnement de ces macrophages dérivés de monocytes, nous visons à mettre au jour des informations cruciales susceptibles de déboucher sur le développement de stratégies immunothérapeutiques innovantes. Ces stratégies ont pour but d’accompagner les patients atteints d’une maladie hépatique établie à la suite d’un traitement contre le VHC, leur offrant ainsi l’espoir d’une amélioration de leur santé et de leur bien-être. Nous sommes optimistes quant à la possibilité que ces résultats s’appliquent également à d’autres affections hépatiques fibrotiques similaires, telles que la stéatose hépatique d’origine métabolique.
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Au laboratoire Sagan de l’Université de la Colombie-Britannique, nous nous intéressons tout particulièrement aux interactions hôte-virus qui jouent un rôle important dans le cycle de vie du virus de l’hépatite C (VHC). Nous nous intéressons tout particulièrement au processus de réplication de l’ARN viral, qui se produit sur les membranes altérées des cellules hôtes. Au cours de l’infection, le virus induit un remodelage spectaculaire du réticulum endoplasmique (RE) de la cellule hôte. Cela conduit à la formation d’un réseau membranaire, principalement composé de vésicules à double membrane dérivées du RE.
Ces vésicules à double membrane (DMV), appelées organites de réplication (OR), constituent les sites de réplication de l’ARN viral au cours de l’infection. La réplication de l’ARN s’effectue par l’intermédiaire d’un ARN intermédiaire à brin négatif, qui sert ensuite de matrice pour la synthèse ultérieure de nouveaux ARN génomiques viraux. Bien que certaines données suggèrent que les OR contiennent une seule copie de l’ARN à brin négatif, il n’existe aucune preuve directe de ce phénomène au cours de l’infection par le VHC. Mes travaux de recherche s’appuient sur l’imagerie à molécule unique des ARN du VHC au cours de l’infection afin de quantifier le nombre de brins négatifs dans chaque OR. De plus, ma méthode d’imagerie me permet de quantifier d’autres aspects du cycle de vie viral, notamment l’accumulation d’ARN et la dynamique de localisation subcellulaire. Mes travaux contribueront à améliorer notre compréhension du cycle de vie viral et pourraient ouvrir la voie à de nouvelles stratégies d’interventions antivirales. Par ailleurs, mes résultats sont susceptibles d’être applicables à d’autres virus à ARN, parmi lesquels figurent plusieurs agents pathogènes humains importants.
L’hépatite C est une infection hépatique grave qui touche plus de 200 000 personnes au Canada. Elle peut désormais être guérie dans plus de 95 % des cas grâce aux médicaments modernes, mais de nombreuses personnes ne sont toujours pas diagnostiquées ou traitées. L’un des principaux défis réside dans le fait que les méthodes de dépistage actuelles comportent plusieurs étapes et nécessitent de multiples visites, ce qui entraîne des retards et des pertes de suivi. Cela est particulièrement vrai pour les personnes qui s’injectent des drogues, qui présentent les taux les plus élevés de nouvelles infections et sont confrontées à des obstacles tels que la discrimination. Les tests rapides au point de service permettent de diagnostiquer l’hépatite C en une heure et d’orienter les personnes vers des soins dès la première consultation. Recommandés par l’Organisation mondiale de la santé, ces tests pourraient transformer la prise en charge de l’hépatite C, en particulier dans les services communautaires tels que les programmes d’échange d’aiguilles et de seringues. Cependant, il existe un manque de recommandations sur la manière de mettre en œuvre ces tests de manière efficace et équitable. Cette thèse de doctorat rassemblera des données probantes, l’expertise locale et des solutions à l’échelle du système afin de contribuer à combler cette lacune. Dans un premier temps, je synthétiserai des études menées à travers le monde afin d’identifier les facteurs qui favorisent ou entravent l’utilisation des tests au point de service pour l’hépatite C. Dans un deuxième temps, je collaborerai avec quatre programmes d’échange d’aiguilles et de seringues à Montréal pour évaluer leur état de préparation à ce type de tests et dresser un état des lieux de la manière dont les services sont actuellement dispensés. Enfin, en collaboration avec des partenaires communautaires et de santé publique, je co-élaborerai un plan de mise en œuvre pratique, étape par étape, afin de guider le déploiement des tests de dépistage de l’hépatite C au point de service à Montréal et au-delà. Cela permettra notamment de rendre le dépistage de l’hépatite C plus rapide, plus simple et plus accessible aux personnes qui s’injectent des drogues. À terme, cette recherche améliorera le diagnostic précoce et le traitement, réduira la propagation de l’hépatite C et contribuera à l’objectif du Canada d’éradiquer la maladie d’ici 2030. Elle favorisera également des services de santé plus équitables pour les personnes qui s’injectent des drogues, une population souvent laissée pour compte par les services de santé traditionnels.
Traduit avec DeepL
L'hépatite B chronique (infection à vie) touche des millions de personnes dans le monde entier et entraîne des complications graves telles que la cirrhose du foie et le cancer. Bien que nous disposions de vaccins et de traitements efficaces pour freiner le virus, il n'existe toujours pas de remède, et la plupart des cas chroniques trouvent leur origine dans une infection contractée à la naissance. Je travaille avec ma directrice de thèse, le Dr Carla Coffin, pour comprendre pourquoi les nourrissons et les jeunes enfants sont beaucoup plus susceptibles de développer une hépatite B chronique que les adultes. L’interaction entre le microbiote intestinal et le système immunitaire influence-t-elle la persistance de l’infection par le virus de l’hépatite B (VHB) ?
Mes recherches s’appuient sur un modèle animal très précieux, la marmotte, qui reproduit fidèlement l’infection humaine par le VHB. Notre objectif était d’étudier les différences de composition du microbiote intestinal et de réponses immunitaires entre les jeunes animaux et les adultes. En comparant ces groupes et en examinant les effets d’un traitement antiviral, j’espère déterminer comment le microbiote intestinal pourrait affecter la capacité du système immunitaire à éliminer le virus. Des données récentes suggèrent que la maturation du microbiote intestinal chez les adultes contribue à stimuler l’immunité hépatique et à favoriser l’élimination du VHB, tandis que les microbiotes immatures chez les jeunes animaux pourraient favoriser la tolérance immunitaire et l’infection chronique.
Ces recherches pourraient déboucher sur des stratégies innovantes pour guérir le VHB et soutenir les efforts mondiaux visant à éliminer l’hépatite en tant que menace pour la santé publique d’ici 2030.
Traduit avec DeepL
L'hépatite chronique n'endommage pas seulement le foie : avec le temps, les cellules du système immunitaire s'altèrent également. Mes recherches portent sur un type particulier de cellules immunitaires appelées lymphocytes T. Il s'agit de cellules spécialisées dans la lutte contre les virus (tels que le VHC) et les cancers (tels que le cancer du foie). Des lymphocytes T fonctionnant correctement contribuent également à ce que les vaccins induisent un effet protecteur puissant. Malheureusement, les lymphocytes T endommagés par l’hépatite chronique restent altérés même après la guérison de l’infection par le VHC elle-même, ce qui signifie que les personnes ayant souffert d’une hépatite chronique se retrouvent souvent avec un système immunitaire fragilisé, bien que leur foie soit complètement guéri.
Plus précisément, mes recherches visent à comprendre pourquoi certains lymphocytes T deviennent anormalement actifs chez les personnes présentant des stades avancés de lésions hépatiques chroniques. On sait que les lymphocytes T qui ciblent spécifiquement le virus du VHC deviennent moins actifs au cours des infections chroniques ; pourtant, notre équipe a observé que la majorité des autres lymphocytes T deviennent anormalement hyperactifs. Cette hyperactivité des lymphocytes T qui ne sont pas censés répondre au VHC lui-même semble être causée, au moins en partie, par un métabolisme anormalement actif à l’intérieur des cellules, probablement induit par l’environnement inflammatoire persistant du foie endommagé. Au fil du temps, ces cellules hyperactives finissent par perdre leur capacité à concentrer correctement leur combat sur les virus ou les cancers qu’elles sont censées combattre, laissant le système immunitaire vulnérable même après la guérison du foie.
Nous espérons qu’en comprenant pleinement la dynamique entre les lésions hépatiques et les cellules immunitaires, de nouveaux traitements verront le jour pour aider à restaurer une fonction immunitaire normale chez les personnes se remettant de toutes les formes de maladies hépatiques chroniques.
Traduit avec DeepL
Alors que la plupart des personnes infectées par le virus de l'hépatite C (VHC) développent une infection chronique pouvant entraîner des lésions hépatiques, environ un tiers des cas parviennent à éliminer naturellement le virus grâce à une forte réponse immunitaire. Les traitements antiviraux actuels permettent de guérir l'infection, mais ils n'empêchent pas une réinfection et ne confèrent pas d'immunité durable. Le développement d’un vaccin efficace reste donc un objectif majeur.
Le système immunitaire s’appuie sur des globules blancs spécialisés, appelés lymphocytes T, pour lutter contre le VHC. Les lymphocytes T CD8, en particulier, sont capables de détruire les cellules infectées, mais dans le cadre d’infections chroniques, ils s’épuisent et perdent leur capacité à fonctionner. Des recherches récentes montrent qu’un autre sous-ensemble, les lymphocytes T CD4, peut également acquérir la capacité de tuer directement les cellules infectées, agissant alors comme des cellules « auxiliaires cytotoxiques » (CTL CD4). Cependant, leur rôle dans le contrôle de l’infection par le VHC reste encore mal compris.
Ce projet vise à comprendre comment les CTL CD4 participent à l’élimination du VHC et pourquoi ils échouent dans les cas chroniques. À partir d’échantillons de patients issus de la biobanque HEPCO, nous analyserons comment ces cellules se développent et fonctionnent au fil du temps, et comment elles interagissent avec un autre sous-ensemble de lymphocytes T, les lymphocytes T régulateurs (Treg), qui peuvent inhiber les réponses immunitaires. Nous comparerons les échantillons provenant de personnes ayant éliminé le virus naturellement et ceux provenant de personnes ayant développé une infection chronique.
En mettant en lumière la manière dont les CTL CD4 contribuent à contrôler l’infection par le VHC, ces travaux permettront d’identifier de nouvelles cibles pour des vaccins ou des immunothérapies visant à renforcer l’immunité antivirale et à prévenir la réinfection.
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Je travaille avec ma directrice de thèse, le Dr Mia Biondi, sur un projet intitulé « Traitement de l'hépatite C pendant la grossesse et après l'accouchement : une étude de cohorte observationnelle qualitative et prospective ». Nous nous attachons à améliorer la prise en charge des femmes enceintes atteintes d’hépatite C (VHC), en particulier celles issues de communautés marginalisées qui sont confrontées à des obstacles tels que la consommation de substances psychoactives, un accès limité aux soins de santé et la stigmatisation. Bien que la Société des obstétriciens et gynécologues du Canada (SOGC) recommande désormais un dépistage systématique du VHC pendant la grossesse, la plupart des femmes ne se voient proposer un traitement qu’après l’accouchement. Malheureusement, beaucoup ne poursuivent pas leur suivi par crainte d’être jugées, par manque de soutien et en raison d’autres priorités.
Notre étude explore la possibilité de proposer un traitement contre le VHC pendant la grossesse — une période marquée par une implication accrue dans les soins de santé —, ce qui pourrait guérir l’infection et prévenir sa transmission au bébé. À l’aide d’une méthodologie de description interprétative, nous nous penchons sur la question de recherche suivante : « De quelle manière les femmes atteintes d’une hépatite C active expliquent-elles leurs processus décisionnels concernant l’acceptation ou le refus d’un traitement contre le VHC pendant la grossesse et la période post-partum ? »
Pour y répondre, nous menons des entretiens qualitatifs avec des femmes pendant leur grossesse, puis à nouveau six mois après l’accouchement, afin de comprendre leurs motivations et leur prise de décision concernant le traitement. Notre objectif est de créer de meilleurs parcours de soins et d’éclairer les politiques afin de favoriser des soins rapides et efficaces tant pour les mères que pour leurs enfants, contribuant ainsi, à terme, à l’élimination de l’hépatite C en renforçant le dépistage, en augmentant le recours au traitement et en prévenant la transmission verticale.
Traduit avec DeepL
